Et voilà : il y aura des augmentations d’impôts votées dès que la gauche aura remporté les législatives, a promis Hollande

Le quinquennat de Hollande commence mal pour lui, Merkel et Barroso lui ont dit non ! En somme, il a promis ce qu’il ne pouvait pas obtenir… mais plus encore, voici l’augmentation d’impôts pour financer en urgence ses premières promesses. Si ça commence ainsi, il vaut mieux ne pas imaginer les impôts qui suivront une fois passées les législatives. Au cas où les Français n’avaient pas compris la notion d’élargissement de l’assiette fiscale et ne regardaient que les promesses impossibles à réaliser.

Tout l’article : http://www.lefigaro.fr/impots/2012/05/06/05003-20120506ARTFIG00284-les-impots-augmenteront-des-juillet.php?fb_ref=plus

En juillet, le Parlement sera convoqué en session extraordinaire pour examiner les «promesses» fiscales de François Hollande.

Selon François Hollande, le redressement des finances publiques reposera majoritairement sur des hausses d’impôts. De fait, les contribuables n’auront aucun répit. Au lendemain des législatives, le Parlement sera convoqué en session extraordinaire en juillet pour examiner un texte financier reprenant les «promesses» fiscales du candidat. Lesquelles coûteront près de 14 milliards aux ménages.

Les classes moyennes supérieures seront particulièrement ponctionnées. Car le choc fiscal ne se limitera pas à la seule imposition à 75 % des revenus annuels dépassant 1 million d’euros, une mesure concernant moins de 10.000 contribuables.

Toute une kyrielle de hausses d’impôts, touchant des centaines de milliers de ménages, seront instaurées. La niche pour l’emploi à domicile sera rognée: le crédit d’impôt passera de 50% à 45% des salaires versés. Par ailleurs, l’ensemble des niches fiscales passera sous une toise plus basse: le plafond global sera fixé à 10.000 euros par an et par ménage. Au menu aussi, une tranche supplémentaire d’impôt sur le revenu à 45% pour les revenus annuels dépassant 150.000 euros par part. Les épargnants, eux, verront la taxation du capital alignée sur celle du travail.

Détricotage des réformes

Le nouvel exécutif touchera également à l’impôt sur la fortune, hautement symbolique pour la gauche. François Hollande veut revenir à l’ancien barème de l’ISF, bien plus lourd, qui était en vigueur avant la réforme de 2011. Seule consolation: les ménages dont le patrimoine est inférieur à 1,3 million d’euros resteront exonérés. Cet alourdissement de l’ISF entrera-t-il en vigueur dès cette année ou en 2013? La question n’est pas tranchée. Le détricotage des réformes du précédent gouvernement ne s’arrêtera pas là. Nicolas Sarkozy avait allégé la fiscalité des successions; le nouveau gouvernement profitera du projet de loi de juillet pour la renchérir, notamment en ramenant de 159.000 à 100.000 euros l’abattement par enfant.

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Pourquoi Bayrou qui dit ne pas croire au programme de Hollande vote pour lui ?

Une affaire de vengeance et d’opportunisme

L’appel de Bayrou à voter Hollande après une longue critique de Sarkozy n’étonne finalement pas, ni même le moment choisi : pendant les derniers grands meetings des candidats, ce qui empêche Nicolas Sarkozy d’aborder le sujet dans un autre meeting. Pour dire les choses simplement, Bayrou avait apparemment déjà décidé de son choix et du moment de cet appel avant même le débat télévisé entre les finalistes, voire avant de leur écrire sa lettre. Si Bayrou annonce ne pas trouver le programme de Hollande crédible, il épargne le candidat socialiste pour faire la morale à Sarkozy. Parlant alors de la France et de De Gaulle (ce qui est cocasse, Bayrou étant anti-gaulliste : c’est un européiste acharné), Bayrou accuse Sarkozy de tendre la main aux électeurs du FN. Pourtant, le premier dans la campagne à reprendre un thème de Marine Le Pen n’était autre que François Bayrou à propos du « Produire français ». Mais il est vrai que surfer sur la critique des électeurs du FN est mieux vu par les bobos de gauche (une grande partie de son électorat) que de refuser de s’associer à Hollande, et ce qu’il se permet il le refuse à Sarkozy.

Pourtant, même Jospin n’a jamais cru dans le danger du Front National (voir la vidéo plus bas) : pour l’ancien Premier ministre socialiste, le FN n’est pas un parti fasciste. Si Jospin estime qu’il est autoritaire (ce qui était le cas avec Jean-Marie Le Pen, bien moins avec ma nouvelle présidente) et a tendance xénophobe (ce qui n’est pas le cas, le FN s’oppose au communautarisme et l’islamisation du pays, mais avait déjà des députés arabes et une conseillère municipale noire bien avant les autres sur le sol métropolitain), il assure que l’hystérie contre le FN ne repose sur rien de sérieux.

Avant de poursuivre, voyons ce que dit Jospin du FN : 

Il n’y a pas de cordon sanitaire à mettre en place contre près de 20% des électeurs ni contre Sarkozy et les électeurs UMP. Mais là n’est pas la vraie raison de Bayrou motivé par des raisons personnelles au point de préférer un candidat dont il pense que le programme économique peut couler la France à un candidat qui tend la main aux électeurs inquiets pour le sort de la France.

Depuis les années 2000, François Bayrou s’essaie à la stratégie du dirigeant solitaire, misant sur la lassitude des gens pour le jeu politique. En effet, droite et gauche font des petits calculs, mais force est d’admettre que la stratégie de Bayrou depuis plus de 10 ans relève aussi du calcul. Il s’oppose sans cesse au reste de la droite dès 2002 dans une stratégie jugée illisible par les médias. Le comble est atteint quand en 2007 cet homme politique qui se dit de droite fait la danse du ventre à Ségolène Royal sans la choisir finalement (peut-être parce qu’il se doutait sa proche défaite). Depuis, Bayrou continue dans son chemin de bonhomme seul face au système. C’est en tout cas l’impression qu’il veut donner, comme Mélenchon. Même si ses amis se demandent où il va…

Bayrou voit nombre des cadres d’importance du MoDem claquer la porte pour fonder le Nouveau Centre. Aux législatives, seuls trois autres députés sortants se présentent sous l’étiquette UDF-MoDem, mais deux d’entre eux (Gilles Artigues et Anne-Marie Comparini) sont battus. Jean Lassalle est réélu à l’issue de la seule triangulaire du pays, et le MoDem compte également un nouvel élu à Mayotte (Abdoulatifou Aly) (Wikipédia). Les nouveaux centristes sont au gouvernement tandis que la stratégie de Bayrou ne fonctionne toujours pas. Plus encore, dans sa propre commune il est battu aux municipales en 2008, le candidat UMP ayant refusé de se retirer, estimant que Bayrou n’est plus un allié depuis sa nouvelle stratégie d’opposition à la droite. Vaincu, Bayrou en gardera de la rancune et appellera à voter Sarkozy. Préférant un candidat pas crédible sur le plan économique, selon ses propres mots.

Pourquoi Hollande ne pourra pas tenir ses promesses sur l’international…

A lire en entier : lui qui reproche à Sarkozy de respecter les engagements internationaux (et qui les a votés, rappelons-le tout de même, par exemple le Traité européen de Lisbonne) ne pourra pas ne pas les respecter. Alors, c’est soit il les respecte, soit la crise s’aggrave car plus personne ne voudra nous prêter de l’argent. Déjà, le président socialiste de la Commission des Finances avoue que Hollande ne pourra tenir toutes ses promesses. Nous préférons ceux qui promettent moins et que ceux qui promettent tout et ne peuvent pas. S’il insiste, nous courons vers l’isolement : gouverner un parti, avec une idéologie, ce n’est pas diriger un pays.

http://www.lepoint.fr/monde/ou-va-le-monde-pierre-beylau/l-enfer-qui-attend-francois-hollande-si-18-04-2012-1452783_231.php

François Hollande a-t-il sérieusement évalué les obstacles himalayens qu’il devra franchir dès les premiers jours s’il est élu ? A-t-il bien mesuré les dimensions du monde et ses innombrables chausse-trapes ? Si le sort des urnes lui est favorable, il devra apprendre vite, très vite. Car le contexte ne se prête guère aux atermoiements, à la musardise, aux hésitations. La conjonction de planètes est en effet redoutable. 

Moins de deux semaines après le deuxième tour, un premier rendez-vous attend le futur président français : le G8 qui se réunit les 18 et 19 mai à Camp David, villégiature du président américain dans le Maryland, à une centaine de kilomètres de Washington. Ce sera, en quelque sorte, une séance initiatique, avec au menu quelques morceaux de choix : l’Iran et les menaces d’opérations israéliennes, la Syrie et, bien sûr, les questions économiques. Ce n’était qu’une mise en bouche, car, dès le lendemain à Chicago, ce sera le sommet de l’Otan. Où François Hollande, si c’est lui, devra faire avaler à nos partenaires la décision de retirer prématurément d’Afghanistan les troupes françaises, en violation du calendrier préalablement arrêté. Un message interprété sans nul doute par les talibans comme le début d’un sauve-qui-peut. (NdBZ : à chaque fois que l’on accélère le retrait des troupes d’Afghanistan,  les talibans augmentent les attentats contre nos soldats comme pour en tuer le plus possible avant leur départ? Une sortie dans la précipitation, comme l’annonce Hollande, serait catastrophique, les soldats étant alors moins occupés par le combat.)

Discipline budgétaire

Moins de trois semaines de répit, et ce sera (les 18 et 19 juin) le G20 à Los Cabos, au Mexique, avec, à la clé, l’augmentation de la contribution européenne au FMI. Dix jours plus tard, le 28 juin, Conseil européen à Bruxelles. Où François Hollande, toujours dans l’hypothèse d’une victoire, devra expliquer aux vingt-quatre autres pays de l’UE qui ont signé le traité de discipline budgétaire qu’il faut le renégocier ! Bon courage ! Une sérieuse méfiance des grandes capitales. C’est peu dire que François Hollande n’est pas attendu avec des fleurs dans les grands pays. En Europe d’abord. Angela Merkel ne digère pas l’idée de remettre en cause le traité de discipline budgétaire. C’était pour elle une condition indispensable pour faire accepter, par le Bundestag et par l’opinion allemande, l’aide à la Grèce et le sauvetage de l’euro. 

À Rome, le rigoureux Mario Monti se méfie comme de la peste de ceux qui prônent l’augmentation des dépenses publiques et ne veulent pas entendre parler d’économies. À Londres, la City considère Hollande comme un dangereux boutefeu, même s’il a cherché à rassurer les milieux financiers britanniques. À Pékin, on a peu apprécié le ton comminatoire de François Hollande exigeant la réévaluation de la monnaie chinoise. À Moscou, où l’on a toujours préféré traiter avec les gouvernements français de droite (y compris du temps du communisme…), on observe avec réserve l’agitation parisienne en espérant que le réalisme l’emportera sur les droits-de-l’hommisme.

Aucun état de grâce

François Hollande peut se consoler en se prévalant du soutien (mesuré) des sociaux-démocrates allemands et du Premier ministre belge, Elio Di Rupo. À condition toutefois de ne pas trop regarder les sondages d’outre-Quiévrain : Sarkozy fait un tabac en Belgique, notamment en Flandre… 

François Hollande ne disposera d’aucun état de grâce sur la scène internationale. Il sera d’emblée plongé dans un chaudron bouillonnant. Il devra immédiatement ravaler ou édulcorer un certain nombre de promesses, s’il ne veut pas prendre le risque de voir la France aspirée dans la spirale qui, après avoir englouti la Grèce, menace l’Espagne. En 1981, après l’élection de François Mitterrand, rectifier le tir a pris deux ans. Aujourd’hui, les choses s’accélèrent. Il faudra réagir en deux semaines, sinon en deux jours..

Hollande : vidéo claire, nette et précise sur le désastre qui nous attend !

Je n’aurais pas ajouté la musique, pas besoin, les propos sont suffisants. Pour s’en convaincre, lire tout le reste, l’article où le président de la commission des finances, un socialiste, dit fin avril 2012 que Hollande ne pourra pas tenir ses engagements.

Il n’y aura rien à partager quand il n’y aura plus rien.

Au PS, on dit maintenant que Hollande ne pourra pas tenir ses promesses !

Cahuzac : « Hollande ne pourra réaliser la totalité du programme socialiste »

Le Point.fr – Publié le 31/10/2011 à 10:14 –

Le président socialiste de la commission des Finances de l’Assemblée estime que le candidat PS devra faire des choix.

« (François Hollande) puisera dans ce programme, mais ne pourra réaliser la totalité de ce programme, car tout simplement les moyens du pays ne le permettent pas« , a-t-il dit. Il a rappelé que, depuis 1981, le projet du candidat socialiste s’était inspiré du projet socialiste tout en état à chaque fois différent. Selon Jérôme Cahuzac, François Hollande devra arbitrer entre la proposition de 300 000 emplois « d’avenir », nouvelle mouture des « emplois-jeunes » subventionnés des années 1990, et celle du « contrat générationnel »

C’est ce que d’autres candidats disent depuis longtemps, par exemple Sarkozy ou Dupont-Aignan.

Aubry l’avait déjà dit, à propos de l’embauche de 60 000 personnes en supprimant… 60 000 postes :

A l’époque des primaires, dira-t-on, mais cela ne change rien au fait qu’Aubry pose une question intéressante, même si aujourd’hui, elle soutient Hollande pour avoir un poste de Premier ministre.

Par ailleurs, à quoi cela rime-t-il d’embaucher 60 000 enseignants quand 20 000 d’entre eux sont payés et n’ont pas de poste ? Imagine-t-on le coût que cela représentera pour les contribuables ?

Les 60 000 fonctionnaires de M Hollande

Personne n’a encore eu l’honnêteté intellectuelle et la rigueur d’expliquer pourquoi M Hollande veut ré-embaucher 60 000 enseignants alors qu’actuellement, il y en a 20 000 (excusez du peu !) qui sont payés mais qui […] n’enseignent pas ! Quelle charge économique pour le budget cela représente, retraites comprises !

Ce qui est sûr, c’est qu’il tiendra ses promesses sur le droit de vote des étrangers sans nationalité française aucune (ils auraient pu la demander), parce que le PS en a besoin pour garder le pouvoir.